Trottinette électrique : sortez couverts… par une assurance

Les trottinettes électriques ne font pas exception : au même titre que la moto, l’auto ou tout autre véhicule, sa conduite demande d’être couvert par une assurance.

Certes, contrairement aux autres engins elles ne supposent pas de contracter une couverture concernant le véhicule en lui-même, mais il est nécessaire que chaque conducteur soit couvert par une assurance responsabilité civile.

En cas d’accident de la circulation, l’usager sera ainsi couvert par son contrat, même si ce dernier est responsable des dommages occasionnés. Dans le cas contraire, l’addition promet d’être salée…

Assurez vos déplacements à trottinette électrique

Souscrire une assurance responsabilité civile est une obligation pour tout conducteur de trottinette électrique.

Sachez que votre contrat d’assurance habitation vous couvre à ce niveau par exemple. En réalité, la responsabilité civile est souvent prise en compte par de nombreux contrats d’assurance. Il s’agit d’une extension de garantie qui est incluse dans de nombreuses formules (assurance auto, moto, habitation, etc.).

Toutefois, la réglementation désormais en vigueur stipule qu’en cas de défaut d’assurance, le conducteur d’une trottinette électrique est passible d’une amende.

Pourquoi cette obligation ?

En réalité, la raison est très simple : en cas d’accident de la circulation dont la responsabilité incombe à un conducteur non-assuré, le FGAO (Fonds de garantie des assurances obligatoires) prendra en charge l’indemnisation des tiers blessés ou lésés. Ce même fond se retournera ensuite contre le conducteur responsable pour exiger le remboursement des indemnisations en exigeant une majoration de 10% sur l’ensemble des sommes versées.

En cas d’accident grave, supposant l’hospitalisation d’un tiers victime, la facture peut ainsi grimper en flèche, supposant un montant des dégâts exorbitant. C’est précisément pour éviter ce type de problème que l’assurance responsabilité civile est obligatoire.

Trottinette électrique et autres véhicules motorisés : même combat !

Votre trottinette électrique étant équipée d’un moteur, elle compte parmi les VTM (véhicules terrestres motorisés).

De fait, au nom de l’article L. 324-2 du Code de la route, tout utilisateur peut faire l’objet d’un contrôle. En cas de défaut de contrat d’assurance, le contrevenant s’expose à une amende pouvant atteindre 3750 euros. Oui, vous avez bien lu, 3750 euros !

En clair, pour un prix modique, vous pouvez vous épargner ce type de déconvenue, en plus d’avoir la garantie d’être parfaitement couvert en cas d’accident.

A noter : en cas de conduite d’un engin non-homologué permettant d’atteindre une vitesse supérieure à 25 km/h, l’utilisateur peut se voir refuser l’indemnisation prévue par son assurance. Le code de la route suppose une vitesse de circulation maximale de 25 km/h, au-delà, vous êtes hors-la-loi. Il en sera de même si l’utilisateur est surpris en train de conduire sur un trottoir. Tenez-le-vous pour dit !

Vous voilà maintenant suffisamment renseigné pour vous assurer que vous êtes bien couvert par une assurance responsabilité civile au guidon de votre trottinette électrique. Si ce n’est pas le cas, demandez un devis auprès de votre assureur, pour quelques euros par an, vous pourrez souscrire un contrat qui vous garantira la tranquillité et qui pourrait vous éviter bien des mauvaises surprises financières en cas d’accident.

Bien évidemment, une assurance ne vous dispense pas de conduire votre trottinette en portant un casque et des équipements de protection… La sécurité avant tout !

 

Crédit photo Seat.